Eaux minérales oubliées du Languedoc-Roussillon

Publié le par Julien Gonzalez

LE MAZET DES LAUBIES (Lozère)

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EUZET (Gard)

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bains1.jpgLes ruines de l'ancien établissement thermal d'Euzet

Les fontaines minérales d'Euzet apparaissent pour la première fois en 1671 dans les baux de fermage. L’exploitation de la source daterait de la fin du 17e siècle. En 1699, la Faculté de Médecine de Montpellier déclare les eaux « bonnes à boire » et les recommande pour ses propriétés.

Tout au long du 18e siècle le renom d’Euzet ne fera que croître. Un rapport de 1746 indique que la station thermale d’Euzet aurait traité 500 curistes cette année-là.

La Révolution et la chute de l’Empire ne sont pas propices à la station qui connaît un ralentissement d’activité jusqu’en 1811 où elle reprend un nouvel élan.

La renommée d’Euzet ne cesse de grandir. Des hôtels et restaurants s’implantent autour pour accueillir les curistes. A partir de 1883, la ligne de chemin de fer Tarascon-Le Martinet dessert Euzet et deux omnibus prennent les voyageurs à la gare pour les mener à la station thermale.

En 1870, alors que la France est secouée par les évènements de la Commune, Louis Perrier découvre la politique et est élu conseiller général. En 1875, le Docteur Perrier prend la direction de la station thermale d’Euzet les Bains. Il rédige de nombreux articles sur les vertus des eaux thermales qui l’amènera à s’intéresser aux sources de Bouillens, délaissant un peu Euzet. En 1898, il achète la source de Vergèze et se consacre pleinement au perfectionnement de sa mise en bouteille. Il s’occupera moins d’Euzet où il se fera secondé par un interne, restant néanmoins à la direction jusqu’en 1912, à son décès.

La mort de Louis Perrier et la première guerre mondiale portent un tort énorme à la station thermale. En 1920, le site est mis en vente et racheté par le successeur du Docteur Perrier qui créera la Société anonyme des eaux minérales d’Euzet les Bains, ce qui donne un espoir de renouveau.

L’état vétuste des captages, des installations et le manque de moyens financiers pour envisager des rénovations importantes et indispensables entraînent peu à peu le déclin de la station thermale passant d’une suspension d’autorisation d’exploitation des eaux en 1933, suivi d’une exploitation sous conditions pour en arriver à une interdiction définitive en 1947.

La belle station thermale d’Euzet les Bains est laissée à l’abandon, pillée, vandalisée pour n’être plus aujourd’hui qu’une ruine dans un parc dont on imagine la splendeur passée. Nombreuses sont les photos qui témoignent de cette période glorieuse du village. Les emplacements des sources Béchamp et Lavalette ne sont qu’un lointain souvenir de ce qu’elles étaient. L’une possède encore la base de son socle et une partie de sa grille d’enceinte. Quant à l’autre, le kiosque qui la dominait a disparu à la ferraille…

Depuis, de nombreux projets plus utopiques les uns que les autres ont germé dans certains esprits allant même jusqu’à imaginer un acheminement des eaux d’Euzet les Bains vers d’autres zones d’exploitation.

Au fil des saisons et des aléas climatiques, le site se détériore de plus en plus. Les eaux sont là, en attente d’une nouvelle vie…
Alors, si vous passez par Euzet les Bains, demandez votre chemin et admirez ce qu’il reste des bâtiments… Il suffit alors de fermer les yeux pour imaginer la vie du temps passé, les éclats de rire des curistes…


COMPLEMENTS : informations fournis par M. Dominique GARREL


Les eaux minérales d'Euzet-les-Bains


Euzet-les-Bains, petit village d'environ deux cents habitants, situé dans le département du Gard sur le C.D. 981 à quinze kilomètres d'Alès et quinze kilomètres d'Uzès.

Ce village, qui a conservé des traces de l'époque gallo-romaine, est surtout célèbre par les souvenirs de l'époque des troubles camisards (grottes de Jean Cavalier) et par son établissement thermal.

Le village tire son nom de l'essence principale de ses bois : l'yeuse. Une requête à Monseigneur de Bernage, Intendant du Languedoc, donne une description exacte du terroir : « Le dit lieu d'Euzet se trouve situé au bord d'une garrigue composée de glandifers, de petits chênes, de buis et d'autres arbrisseaux qui forment une espèce de broussaille ram­pante dans toute l'étendue de la dite garrigue qui est parsemée partout de rochers ». Ce­pendant dans la plaine certains quartiers sont humides ; témoins, les noms toujours en vigueur : Le Laquet, La Boze, et les nombreuses canabières recensées dans le compoix de 1635.

C'est précisément dans ce quartier de La Boze que surgissent les sources d'eau minérale que Monseigneur de Basville cite dans ses mémoires.

Mais lorsque, le 16 juin 1457, Marquèze de Barjac et son mari, Jean de Folcherand, Seigneur de Lussan, vendent à perpétuité à Noble Homme Bertrand de Barjac, Seigneur de Bouquet, les terrains qu'ils possèdent dans les terroirs de Vacquières, Saint-Just-de-Bertanave et Euzet, ils ne se doutent probablement pas que des sources d'eaux minérales vont jaillir dans les terrains du quartier de la Boze à Euzet. Certains auteurs pensent que les Romains connaissaient les sources d'Euzet, cependant rien en ce qui concerne une installation balnéaire n'a été retrouvé. D'autre part Thomas Platter, étudiant à la Faculté de Médecine de Montpellier (originaire de Bâle), décrit le séjour qu'il a fait à Uzès, et détaille ce qu'il a vu dans la région, citant toutes les eaux minérales (aujourd'hui disparues). II s'arrête à environ deux kilomètres d'Euzet sans citer les sources, ceci en 1598.

Par contre une transaction passée entre Messire René de la Chaude Bonnevent de la Charce Gouvernet, héritier de Noble Homme Bertrand de Barjac, d'une part, et Noble Claude de Montolieu, son voisin, d'autre part, concernant les terrains du quartier de la Boze, et ce le 18 novembre 1652, est peut-être plus convaincante.

Les sources ont-elles jailli à cette époque ? Nous n'avons trouvé aucun texte relatant ce fait.

Les baux de fermage n'apparaissent que vers 1671 et ne citent « Les Fontaines » que pour mémoire, le produit de la terre étant beaucoup plus important.

La famille de la Tour du Pin, Baron de Malérargues, gardera la propriété des eaux minéra­les jusque vers 1730. A cette date, Auguste de la Tour du Pin n'ayant pas eu de postérité, la propriété et le titre passent sur la tête de son neveu, François Philibert de Jullien, qui de­vient Baron de Malérargues, puis Seigneur de Mons après la vente du château de Malérargues. Enfin en 1810 cette terre noble est achetée par un chirurgien, François Driès, qui a laissé de bien tristes souvenirs. Sortant du bagne, il se laisse entraîner à commanditer des crimes. II est guillotiné à Nîmes le 3 octobre 1818 et le petit établissement thermal, en partie dé­truit par un incendie, est vendu aux enchères au Tribunal d'Alès le premier août 1821. Le nouveau propriétaire, Pierre Mazel, est officier de santé ; capitaine en retraite, il agrandit la propriété en achetant des terrains, ainsi que les eaux minérales de Saint-Jean-de-Ceyrargues qui jouxtent la propriété d'Euzet. II dirige sa propriété jusqu'au 29 octobre 1847. A cette date il fait donation de ses biens à ses enfants et les eaux minérales échoient à son fils aîné Alcide, sous certaines conditions. Celui-ci est avocat auprès de la Cour Royale de Nîmes. II gardera cet héritage quelques années. Ayant été nommé Procureur de la République à Paimboeuf, il revend l'établissement à Monsieur Octavien Troupel le 13 juillet 1851. Ce dernier entreprend de nombreuses améliora­tions, mais il meurt subitement à Paris sans testament le 11 janvier 1857.

II a deux fils, issus de deux mariages. Ils ont géré les biens de leur père jusqu'à ce que la succession soit terminée. Le partage octroie les sources d'eaux minérales à Jean Simon Octavien Troupel. Celui-ci continue les amé­liorations commencées par son père. II trouve une nouvelle source et s'adjoint le Docteur Louis Eugène Perrier pour diriger l’établissement. Mais pour des raisons que nous ne connaissons pas, il revend son bien à la Compagnie Générale Eaux Minérales et Bains de Mer le 30 octobre 1881. Cette Société, dont le principal actionnaire est la Société Fermière de Vichy, est créée avec un capital de 6000000 francs Elle ne cesse d'acheter des sources thermales. C'est la belle époque d'Eu­zet. La direction est toujours assurée par le Docteur Perrier ; il l'assurera jusqu'en 1912 date de sa mort. Menant de front la Source des Bouillens à Vergèze (devenue Source Perrier), il est à la fois excellent médecin (il a terminé ses études à Lyon à l'Institut du Long Chêne

, spécialisé dans l'hydrothérapie) et gestionnai­re avisé. Nous savons qu'une publicité intense est faite par le Docteur Perrier, publicité dont les ramifications s'étendent jusqu'en Tunisie.

La mort de Louis-Eugène Perrier, puis la première guerre mondiale, font péricliter cette station thermale. Après 1918, la Compagnie Générale des Eaux Minérales et Bains de Mer cherche à se débarrasser d'Euzet. Elle trouve un acquéreur en !a personne du Docteur Porcheron qui a succédé au Docteur Perrier. Une société est créée : la Société des Eaux Miné­rales d'Euzet, qui achète pour 50.000francs ce que la compagnie venderesse avait payé 200 000 francs.

La Société des Eaux Minérales d'Euzet a été créée avec un capital de 225000 francs pour vingt ans. Mais les choses se gâtent ; la Société n'a probablement pas assez de moyens pour améliorer les installations qui commencent à être vétustes. de plus, elle ne consent que des beaux de courte durée aux gérants. Aussi à partir de 1932, les contrôles se multiplient pour arriver au retrait de l’autorisation d’exploiter.

Puis c'est la deuxième guerre mondiale L’établissement, qui ne peut plus exploiter ses eaux minérales, est réquisitionné pour servir d'abri à un asile de vieillards de Montolivet prés de Marseille. Après l'armistice de 194Q les vieillards ayant regagné Montolivet, ce sont des soldats belges qui viennent y soigner leurs blessures. Tout un village de Lorrains réfugiés trouve asile dans ces bâtiments. On y élève des volailles et autres animaux, le fumier se ré­pand dans le parc, on utilise des installations sanitaires qui n'avaient pas été prévues pour un tel nombre de personnes. L'eau elle-même est jugée impropre à la consommation.

Les Lorrains partis, le pillage termine la dé­gradation et, comble de malheur, la Société décide de faire ôter les tuiles des toitures. Le kiosque à musique a disparu chez un ferrail­leur, la fonte de la Source Lavalette a disparu elle aussi. Les bâtiments s'écroulent, constituant un danger public.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, un projet prend corps.

La Chaîne Thermale du Soleil s'intéresse à la station thermale ; des forages ont été entrepris. La source d'eau sulfureuse Lavalette a été retrouvée très rapidement. Les forages entrepris jusqu'à quatre-vingt-treize mètres ont donné une eau très pure. Le débit a atteint 60.000 litres l'heure - Il pourra allerjusqu'à environ 100000 litres avec quelques installations. La deuxième source n'a pas été recherchée ; par contre, un forage poussé jusqu'à sept cent soixante mètres a permis de trouver une eau ferrugineuse jaillissant à une tempé­rature de 32°. L'eau sulfureuse a une tempéra­ture qui varie entre 13° et 14°. Mais hélas ! ces recherches sont destinées à emmener l'eau minérale à Uzès, dans des canalisations en fibre de verre, si toutes les conditions sont réunies.

Géologie et Topographie

Les sources minérales bitumineuses sulfatées calciques sodomagnésiennes jaillissent sur la limite méridionale de la commune, dont le territoire repose à la base de la chaîne créta­cée formée par le soulèvement de la chaîne du Bouquet et dont la plus grande surface se dé­veloppe sur la partie méridionale de cette bande de terrains lacustres éocènes qui s'étend dans la direction nord-sud sur la lisière orientale du bassin d'Alès. Cette zone de ter­rains lacustres plus ou moins imprégnée de bi­tume, et dont la surface a été évaluée à 46000 hectares, a donné naissance à diverses sour­ces minérales. Cette vaste plaine s'étend de la petite ville de Barjac aux villages de Saint-Jean-de-Ceyrargues et Saint-Hippolyte-de-Caton sur une longueur d'environ trente-deux kilomètres, et du levant au couchant des montagnes du Bouquet à celles de Rousson sur une largeur moyenne de douze kilomètres. Ce plateau est composé de calcaires marneux imprégnés de bitume. On peut supposer que la pénétration de la poix minérale dans le calcaire a eu lieu par de larges fissures ou crevas­ses qui, à un moment de bouleversement du globe, se sont faites dans les couches de terrains inférieurs. Les affleurements de bitume se trouvent sur le revers occidental d'une série de petites collines allongées, appartenant aussi au terrain lacustre dont la direction cor­respond à peu près au système des Alpes occidentales à la fin de la période tertiaire moyenne. Les montagnes environnantes ap­partiennent au terrain néocomien et c'est sur une couche de terrain crétacé que repose le schiste marneux qui compose cette plaine lacustre.

Les sources sont alignées du sud-sud-ouest au nord-nord-est, c'est-à-dire, dans le sens de la ligne de fracture qui a donné nais­sance à la chaîne des Cévennes, ce qui nous fait penser que leur présence se rattache au phénomène de redressement de ces monta­gnes et qu'elles arrivent de l'intérieur du sol en suivant des fissures parallèles à cette direction (Émilien Dumas). Selon Torcapel, le terrain néocomien supérieur détient une grande superficie du Gard, n'étant interrompu que par quelques pointements jurassiques supérieurs du groupe crétacé et par des dépôts tertiaires.

Les sources minérales qui naissent sur ce plateau ont été divisées en deux groupes prin­cipaux : le groupe septentrional, ou des Fumades, et le groupe méridional d'Euzet.

Le territoire d'Euzet est borné au nord par celui de Saint-Just-et-Vacquières, au midi par celui de Saint-Jean-de-Ceyrargues, au levant par celui de Baron et au couchant par celui de Saint-Hippolyte-de-Caton. La petite rivière de la Candouillère décrit un vaste hémicycle et se jette dans la Droude à la limite des trois com­munes, Saint-Etienne-de-l'Olm, Saint-Césaire-de-Gauzignan et Martignargues, après avoir reçu au passage les eaux du ruisseau du Troubadour. Les sources sont placées au sud de la commune à environ mille cinq cents mè­tres, dans la partie la plus basse arrosée par la Condouillère.

Les terrains se développent en partie à l'ex­trémité méridionale d'une plaine basse et humide qui borde la petite rivière sur sa rive droi­te. Par contre, sur la rive gauche, les terrains se relèvent brusquement, suivant une succes­sion de pentes et de ravins dont le système mamelonné compose une petite vallée se­condaire perpendiculaire au cours de la ri­vière, que domine une colline couronnée de pins. Les ramifications de ces ruisseaux se réunissent pour former le ruisseau de Nais, dont le nom rappelle la culture du chanvre.

Dans son « Histoire Naturelle du Languedoc »; de Gensane explique que : "autour des sources il y a beaucoup de garrigues et d'en­droits incultes, sauf quelques bas-fonds qui sont bien cultivés:' Plus tard, au XIXe siècle, le Docteur Victor Auphan prétend que l'aspect n'a guère varié et que l'établissement fait un contraste agréable avec le reste de la campagne.

Monsieur J. Courrajon émet une hypothèse quant à la formation des eaux d'Euzet : "On ne peut" dit-il, "vraisemblablement l'attribuer à une origine volcanique, leur basse températu­re et leur riche minéralisation s'inscrivent con­tre cette hypothèse. II est plus naturel de pen­ser que leur origine est le résultat d'actions chimiques. En effet les eaux d'infiltration se minéralisent en se chargeant de divers princi­pes qui, tenus en dissolution, réagissent les uns sur les autres pour produire des eaux minérales dont la composition est en rapport avec la nature du sol. Étant donné la nature du sol schistoïde et bitumeux et sa grande richesse en sulfate de chaux, il est aisé de cornprendre que les eaux pluviales s'infiltrant à une certaine profondeur délaient dans leur par­cours le bitume qu'elles entraînent, provo­quant la dissolution d'une grande quantité de sulfate de chaux et se chargent de matière organiques et végétales. C'est à la réduction du sulfate de chaux par les substances organi­ques, et spécialement ici par le bitume, qu'est due la production d'acide sulfhydrique. Ce sont donc des eaux sulfureuses acciden­telles:'

Laissons à Monsieur Courrajon la responsabilité de sa théorie car, par contre, Monsieur A. Dumas pense que leur présence se rattache au phénomène de redressement des Céven­nes et qu'elles arrivent de l'intérieur du sol.

Que dire de plus sur la situation d'Euzet-les­Bains ? Que nous nous trouvons sur le deuxiè­me degré de longitude et un peu au-dessus du quarante-quatrième degré de latitude. Son élévation au-dessus du niveau de la mer est de cent trente-deux mètres et soixante-quinze centimètres. Les conditions climatiques sont excellentes pour une cure d'eau minérale ou pour un traitement hydrothérapique.

Les eaux minérales, leurs propriétés, leur utilisation

Qu'elles aient été connues ou non des Ro­mains, on commence à parler des eaux miné­rales d'Euzet dès le XVllesiècle. Les premières sources mentionnées sont les sources sulfu­reuses.

Elles sont au nombre de trois. A l'intérieur de l'établissement la Marquise fournit l'eau des bains ; un vaste réservoir, au fond duquel se trouve le griffon de la source permet d'ac­cumuler l'eau qui s'échapperait pendant la nuit. La Comtesse ou Piscine sourd de terre à environ cent mètres de la Marquise. L'eau est reçue dans une piscine carrée de dix mètres de côté, chauffée d'abord par les rayons solaires, puis à l'aide d'une chaudière à vapeur. Pendant la saison des bains la température de l'eau est d'environ 24°. La troisième source appelée Lavalette, est située au sud des deux autres à environ cent-cinquante mètres de l'Hôtel des Bains. Elle sourd d'une roche calcaire en contrebas du sol d'environ quatre-vingts centimètres. Elle est surmontée d'un cy­lindre de fonte de soixante centimètres de dia­mètre sur un mètre de hauteur. Six robinets placés autour du cylindre à cinquante centi­mètres du sol livrent passage à l'eau minérale. Une large allée bordée de marronniers con­duit de l'établissement à la buvette.

Les sources d'Euzet sont limpides et d'une transparence remarquable. A sa sortie de ter­re, l'eau laisse échapper de temps en temps de grosses bulles de gaz. Le bouillonnement le plus important se produit surtout à la Source Lavalette. Actuellement ce gaz permet le jail­lissement de l'eau. Après avoir séjourné dans les réservoirs, ces eaux laissent déposer une substance blanchâtre, floconneuse et comme glaireuse. Une substance analogue se remarque aussi dans les canaux de fuite. « Cette substance » dit le Docteur Auphan, « paraît être la plante décrite sous le nom de sulfuraire. Elle se présente sous forme de filaments blanchâtres et soyeux d'une résistance très faible. II se forme aussi des dépôts de sel d'un blanc mat. Les eaux d'Euzet exercent une action dissol­vante remarquable sur la chaux, ce qui impli­que une réfection annuelle des constructions qui entourent les sources. Dans les endroits où l'eau est stagnante, on remarque à la surface du liquide une teinte irisée que l'on doit attribuer au bitume minéral qui se sépare de l'eau et surnage. Le goût bitumeux de cette matière ne peut laisser aucun doute. En s'approchant des sources on perçoit une odeur d'oeufs pourris très prononcée, mais malgré la prédo­minance de cette odeur, on découvre que l'eau dégage une odeur de bitume: »

Déjà en 1764, l’abbé Explillt, Chanoine trésorier en dignité du Chapitre Royal de Sainte Marthe de Tarascon et de la Société Royale des Sciences et Belles Lettres de Nancy, cite les sources d'Euzet dans son dictionnaire géo­graphique historique et politique de la France : "La fontaine" écrit-il, "sort d'un creux qui a environ trois pieds de diamètre. En s'ap­prochant de cette fontaine à la distance de quinze pas, on se sent fortement frappé par une odeur de soufre. L'eau a un goût désagréa­ble, comme serait celle où l'on aurait fait dis­soudre de la poudre à canon, mais elle n'a ni salure ni acidité. Autour du bassin et sur l'eau même on voit surnager une matière blanche onctueuse qui s'attache aux parois des bou­teilles..:'.

Prise en boisson, l'eau a d'abord une saveur amère désagréable, assez fugace, remplacée par un goût d'asphalte persistant pendant un temps assez long, malgré la fraîcheur remarquable de l'eau. La densité de l'eau déterminée par le Docteur Auphan à l'aide de l'aéromètre de Baumé n'a pas varié, annonçant invariablement 1 ° pour les trois sources. La température est également constante : 13° pour la Comtesse et 13° à 14° pour Lavalette. La Marquise débite environ 25000 litres par vingt-quatre heures, ce qui permet de donner quatre-vingts bains par jour. Elle sert aussi aux douches et aux salles d'étuves.

La Comtesse fournit environ 15000 litres par jour. L'eau de la piscine peut se renouveler trois fois par jour, la capacité du bassin étant de quarante mètres cubes. Lavalette, dont l'eau seule est exportée, donne 18000 litres par jour On remarque que ni les fortes pluies, ni la sécheresse n'ont une influence sur le dé­bit. Au siècle dernier, l'établissement thermal disposant de soixante mètres cubes d'eau pouvait fournir deux cents bains par jour. Le Docteur Auphan, toujours lui, Médecin Ins­pecteur des Sources, pense que des fouilles convenablement dirigées feraient augmenter considérablement le débit, car dans tous les environs des sources on a rarement creusé à une profondeur d'un mètre cinquante à deux mètres sans trouver un filet d'eau minérale.

Les désirs du Docteur Auphan viennent de se réaliser puisque les forages récents à qua­tre-vingt-treize mètres ont fait jaillir soixante mètres cubes d'eau sulfureuse à l'heure sans autres moyens que le gaz naturel. II est bien certain qu'en plus d'un siècle, les possibilités ont augmenté et que les chiffres sont tout à fait en rapport avec les moyens employés.

Les sources sulfureuses ont pris un essor vers 1705. Pour la première fois on trouve un acte indiquant que des travaux ont été faits au « Bureau de la Fontaine ». Un professeur de l'Université de Montpellier procède à des analyses, mais ne publie pas les résultats. II s'agit du Professeur Mathé Lafaveur. Dans son « Dictionnaire des Eaux Minérales », Carrère parle des analyses de Monsieur Boniface, chimiste de la fin du XVlle siècle : « L'analyse des eaux d'Euzet » dit-il, « par les réactifs et l'évaporation conduit Monsieur Boniface à les présenter comme bitumeuses et contenant un acide vitriolique, il prétend y avoir trouvé, par li­vre d'eau, dix-huit grains d'acide sélénitique ou sel vitriolique à base terreuse, et deux grains de tartre vitriolé. II avoue n'y avoir trouvé aucune trace de bitume, mais l'odeur et le goût de ces eaux lui font croire qu'elles contiennent une essentielle bitumeuse, très ténue et très subtile qui se dissipe à l'évaporation ».

L'analyse la plus ancienne que nous connaissions est celle que fit Limousin-Lamothe en 1825 avec les résultats suivants :

Sulfate de chaux . . . . . . . . . . . 7,814 g

Carbonate de chaux . . . . . . . . 1,440 g

Carbonate de magnésie . . . . . . 0,030 g

Sulfate de magnésie . . . . . . . . 2,690 g

Hydrochlorate de magnésie. . . 0,226 g

Chlorure de sodium. . . . . . . . . 0,122 g

Matière organique . . . . . . . . . . 0,025 g

Matière bitumeuse. . . . . . . . . . 0,021 g

Perte. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . 0,081g


Depuis cette époque Monsieur Boyer, Pharmacien-Chimiste de Nîmes, s'est lui aussi oc­cupé d'analyser les eaux d'Euzet ; il a le pre­mier constaté la présence d'acide sulfhydrique libre dans ces eaux. Ce fut ensuite en 1854 Monsieur Ossian Henry qui analyse les sources Lavalette et Marquise. Mille grammes de liquide ont fourni :

Lavalette Marquise

Acide sulfhydrique libre. . . . . 0,0047 g Traces

Bicarbonate de chaux et bicarbonate de magnésie. . . 0,733 g 0,776 g

Sulfate de chaux . . . . . . . . . . 1,660 g 1,933 g

Sulfate de magnésie et sulfate de soude . . . . . . . . 0,491 g 0,466 g

Chlorure de sodium et chlorure de magnésie. . . . 0,080 g 0,030 g

Acide silicique, oxyde de fer, phosphate,

matière organique, bitume sensible et perte. . . . 0,166 g 0,135 g

--------- ---------

TOTAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3,130 g 3,340 g

Est-ce un instinct merveilleux ou le fait que la source Lavalette ait été utilisée pour la boisson parce qu'elle a été trouvée la première ? Quoi qu'il en soit, on a utilisé la source la moins chargée en calcaire et la plus riche en principes magnésiens ; en outre, elle paraît contenir la plus forte proportion d'acide carbonique libre.

Lorsqu'en 1870 une nouvelle source est découverte, le Professeur Béchamp (Professeur de Chimie à Montpellier) se livre à une nouvelle analyse de la source sulfureuse et les résultats sont beaucoup plus complets que les premières :


Acide sulfurique . . . . . . . . . . . . . . . . 1,37320 g

Acide hyposulfureux . . . . . . . . . . . . 0,02040 g

Acide carbonique. . . . . . . . . . . . . . . 0,13390 g

Acide silicique . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,05900 g

Acide sulfhydrique . . . . . . . . . . . . . . 0,00022 g

Acide acétique et acide byturique 0,00145 g

Chlore . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,01250 g

Potasse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,01274 g

Soude. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,09612 g

Chaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,84350 g

Magnésie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,15514 g

Alumine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,00218 g

Protoxyde de fer . . . . . . . . . . . . . . . 0,00316 g

Oxyde de cuivre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . traces

Ammoniaque ..................... traces

Matière organique nacrée . . . . . . . . . . traces

Bitume . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,02512

Azote . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 cc 60

Oxygène . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 cc 14


Cette Source Lavalette a reçu l'autorisation , d'être exploitée le 5 novembre 1827.

En 1870 deux nouvelles sources sont trou­vées : la Source Béchamp et la Source Auphan. Seule la première sera exploitée. Elle est tout à fait différente des sources sulfureuses. La Source Auphan est ferrugineuse, moins minéralisée que les autres sources du groupe d'Euzet, mais éminemment digestive et reconstituante. La Source Béchamp, dépourvue des principes volatils de Lavalette, permettra de mieux distinguer les éléments fixes qu'elle contient ; analogue par sa composition aux eaux si justement célèbres de Contrexéville ou de Vittel, on l'appelle « La Contrexéville du Midi ».


Le Professeur Béchamp en fit l'analyse en 1871 :


Sulfate de potasse. . . . . . . . . . . . . . . . 0,003 g

Sulfate de soude . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,004 g

Sulfate de chaux . . . . . . . . . . . . . . . . . 1,720 g

Sulfate de magnésie . . . . . . . . . . . . . . 0,330 g

Chlorure de sodium. . . . . . . . . . . . . . . 0,218 g

Acide silicique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,051 g

Peroxyde de fer . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,002 g

Lithine............................ traces

Oxyde de cuivre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . traces

Acide carbonique. . . . . . . . . . 0,302 grammes


Malgré de nombreuses demandes, cette source ne fut jamais autorisée. Cependant jusqu’en 1933 elle est vendue en bouteille, et con­sommée sur place sans qu'aucun accident ne soit signalé.

La caractéristique du traitement hydrominéral d'Euzet est la cure de boisson. On y as­socie divers procédés hydrothérapiques tels que bains, inhalations, pulvérisations, douches. Mais la buvette est le facteur essentiel de la médication. Le traitement interne joue le rôle le plus important. II consiste en l'absorption le matin à jeun et à des intervalles réguliers de quatre à dix verres d'eau. Un rapport de l'inspection d'hygiène cite le cas d'un agriculteur de la région, âgé de quatre-vingts ans, qui venait chaque année pendant trois jours. Le premier jour il buvait cinquante verres de la Source Lavalette, cent verres le deuxième jour, cent-cinquante le troisième jour et prétendait se trouver en pleine forme pour une année !

Quelles en seront les applications ?

La gravelle et la lithiase ne résistent pas à l'action des eaux d'Euzet, écrit le Docteur Perrier en 1886. Enfin leurs qualités dépuratives et éliminatrices les recommandent dans les désordres post-infectieux résultant de toxines engendrées par la grippe, la fièvre typhoïde, la rougeole et la diphtérie. Elles désintoxiquent l'organisme.

Disons que les deux sources ont une action différente. La Source Lavalette sera donnée de préférence dans les cas de troubles des voies respiratoires et des muqueuses gastro intestinales et vésicales, dans l’insuffisance hépatique et dans les suites d'infections microbiennes ; la Source Béchamp anti-uricémique sera conseillée dans la gravelle, où elle agit à coup sûr, les scléroses, la neurasthénie (d'après le Docteur Perrier) et les manifesta tions de l'arthritisme autres que celles de l’arbre aérien.

Pendant son long séjour à Euzet, le Docteur Perrier inventa un appareil spécial pour les Pour les soins génito-utérins et un système d'inhalation qui fut employé par de nombreuses stations thermales.

II est bien évident que la fermeture de ce petit établissement a entraîné des déboires pour le village.

Au début de ce XXe siècle, le Docteur Perrrier employait seize personnes pendant la saison (et vingt-cinq personnes pendant la saison 1908). Le village avait vu fleurir de nombreux commerces. L'installation du chemin de fer avait facilité l'accès de la station. C'est à la même époque que le village obtint l'autorisation de porter le nom d'Euzet-les-Bains. La dernière guerre mondiale a entraîné la fermeture définitive de l'établissement. II reste toujours aux habitants le droit de boire les eaux. d'Euzet, droit acheté le 13 août 1849 à Alcide Mazel.

Pour l’instant il ne nous est pas possible de boire ces eaux. Peut-être la remise en état des sources nous redonnera-t-elle le moyen d'utiliser nos eaux minérales ?

(Source : archives départementales du Gard)

Docteur Elisabeth FONTANIEU


Etablissement thermal

La station thermale d’Euzet les Bains et sa terrasse.
La source La Valette où l’on peut voir le Docteur Perrier.


Etablissement thermal

L’établissement hyrdo-minéral d’Euzet les Bains et son parc.

Les curistes de la station thermale d'Euzet les Bains

Les curistes de l’établissement thermal d’Euzet les Bains.
Baigneurs après l’Inhalation - Salle d’Inhalation – Salle à manger, table d’hôtes.


Vues du Parc de la station Hydro-minérale d’Euzet les Bains

Le Docteur Perrier se promenant dans les sous-bois du Parc.
Le Docteur Perrier parlant à une curiste dans le Parc.
L’Allée Perrier avec de superbes automobiles de l’époque. (Image colorisée d’époque)
L’Allée Vallombreuse. (Image colorisée d’époque)


Le Parc de la station thermale d’Euzet les Bains

La Passerelle du Parc – Le Tennis ombragé – Les allées du Parc …

La Villa de la station thermale d'Euzet les Bains

Résidence de la direction et des certains curistes privilégiés.


"La Cure" dans la Pinède

"La Cure" dans la pinède de la station hydro-minérale d'Euzet les Bains.
Le Temple et la Chapelle de la station thermale d’Euzet les Bains.


Les sources d’Euzet les Bains – « La Contrexéville du Midi »

Extrait de « Quelques notes sur la Station Hydrominérale d’Euzet les Bains » (Archives Municipales)
La Passerelle et petit pont sur la rivière la Candouillère dans le parc de la station thermale.


Source La Valette d'Euzet les Bains

D’après les documents trouvés dans les archives municipales, la source Lavalette, par son bitume, se classerait comme unique, n’ayant peut-être pas de similaire au monde.

Source Béchamp, appelée « La Contrexéville du Midi »

Deux cartes anciennes d’époques différentes, regardez derrière la fontaine, un bâtiment est apparu sur la seconde. A noter aussi l’orthographe de la source erronée sur toutes les cartes postales. Le nom de la source vient du Docteur Béchamp de Montpellier, sans «s» en finale. Dans les livrets de la station thermale, ce nom est toujours écrit correctement. D’où vient cette lettre supplémentaire sur les cartes postales ? D’un typographe de l'époque qui devait trouver cela plus joli ?...

Amusant aussi de voir la différence entre les deux autres cartes, l’une sépia, l’autre colorisée.


Splendeurs d’hier, désastres d’aujourd’hui

Ce qu’il reste de la passerelle et d’un petit pont de pierres. En arrière plan, les ruines de la station thermale.

La station hydrominérale… enfin, ce qu’il en reste.

Les aléas du temps et la bêtise humaine ont dévasté le magnifique bâtiment du centre thermal d’Euzet les Bains.

C’était la source Lavalette

Grille vandalisée, fontaine disparue, c’est tout ce qu’il en reste !

Déchéance de la source Béchamp.

Vue du superbe kiosque d’antan en fer forgé parti chez un ferrailleur dont il ne reste que les bases de pieds encore ancrées dans son piédestal de béton.

Si l’on peut encore avoir un aperçu de la prestigieuse station thermale, c’est grâce à l’effort de quelques bonnes volontés locales qui luttent contre l’envahissement de la végétation.


Que penserait le Bon Docteur Perrier ?

La Villa de la station thermale où résidait la direction des thermes d’Euzet les Bains et certains curistes n’est plus qu’une ruine malheureuse. De même le Temple de la station que l’on peut apercevoir de la route.

Qui peut nous dire ce qu’était ce bâtiment, situé sur la gauche de la source Béchamp et sur la rive opposée de la Candouillère ?




MONTPEYROUX (Hérault)





Une eau naturelle connue depuis l'époque romaine .

Cette source se situe à proximité du hameau de Saint Etienne les Bains. C'est une eau naturelle connue depuis l'époque romaine appelée localement la source de « Fonts chaude » car les eaux présentent la particularité d'être relativement chaudes 20,5° tout au long de l'année. Cette source sort en résurgence artésienne au lieu dit « les Bains » (nom rappelant l'utilisation thermale de la source).

Par le passé, cette eau a fait l'objet d'une exploitation thermale. Elle a même été commercialisée pendant quelques années à partir de 1995. Malheureusement, en période de fortes pluies, sa pureté se trouvant atteinte, celle-ci devient non conforme pour une mise en bouteille, l'usine d'embouteillage a dû refermer ses portes.

Extraits de l'article paru dans le Midi-Libre du 30 juillet 1990 et rédigé par R. Rousset

C'est une eau pure et limpide qui sort des Causses et du filtre naturel du jurassique.

En ce pays de bines, écrasé par le soleil de juillet, son nom de « Vitale » qui coule comme une jouvence, vous met l'eau à la bouche. Et quelle eau, en ces temps de sécheresse ! Impériale ! on dit au pays que les romains y buvaient avec leurs chevaux. Et les historiens ont retrouvé dans le cartulaire de Saint-Guilhem de l'an 1 000 la trace de cette eau de santé, dont la renommée a traversé les siècles. Cette eau on l'a jadis mise en bouteilles. On en vendait aux colonies et jusqu'au Mexique.

En 1910, Gustave Jeanjean de Saint-André-de-Sangonis qui était le directeur de la société d'exploitation, écrivait aux médecins pour leur vanter les mérites de son eau… elle a une action très nette sur les plaies et les maladies de la peau…

Au début du siècle, des curistes venaient aux eaux de Montpeyroux, qui a toujours au bout du village son panneau et son lieu dit des Bains. On avait même construit pour les accueillir, un petit hôtel tranquille qu'on peut voir sur d'anciennes cartes postales. C'était alors « Montpeyroux-les-Bains » et la grande époque du thermalisme dont l'impératrice Eugénie avait fait une mode qui allait devenir habitude. Contrairement aux vertus des eaux jaillies du Causse, cette habitude se perdit. Et vers 1936, on fit raser l'hôtel déserté, aux ruines menaçantes.



 

FONSANGE-LES-BAINS (Gard)


 

 

CANAVEILLES (Pyrénées-Orientales)

 

 

Canaveilles étaitt surtout connu par ses eaux sulfureuses. Des bains troglodytiques semblent avoir existé au XVIe siècle.Hélas, l'établissement thermal et hôtel (le Relais de l'Infante) a été dévasté par un incendie en 1984.

 

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dom 04/01/2012 22:30

je me suis permis de reprendre 2 cartes postales pour mon site pour illustrer l'historique de la source vitale de Montpeyroux tout en mettant un lien vers votre site que j'apprécie en amoureux des
eaux "naturelles" !